Vendredi 13 février à 19h, dans l’espace L’ARCADE – Centre d’Art Contemporain Genève, rue de Chantepoulet 1, 1201, Genève, événement gratuit, inscription obligatoire via le lien infomaniak.
Invité d’honneur lors de l’édition 2025 d’Animatou, Raman Djafari sera de retour à Genève en février. Il dirigera pendant une semaine un workshop destiné aux étudiant·xes en cinéma de la HEAD, lors duquel iels créeront les bandes annonce de l’édition 2026 d’Animatou. En fin de semaine, le vendredi 13 février, il présentera ses clips animés dans le cadre du premier Anim’Apéro de l’année 2026. Nous investirons pour l’occasion L’Arcade, nouveau lieu d’exposition du Centre d’Art Contemporain Genève situé au rez du Mont-Blanc Centre où se trouvera le futur Plaza. La soirée commencera par une heure de rétrospective des clips de Raman, suite à quoi il répondra aux questions du public autour d’un verre et d’un apéro convivial.
Illustrateur et animateur basé à Berlin, Raman Djafari navigue avec aisance entre animation 2D et 3D. À travers des images vibrantes et des récits rythmés, il construit un univers empreint de fragilité assumée, peuplé de mondes et de personnages surréalistes oscillant entre le familier et le fantastique.
Enfant, il s’éprend de livres de fantasy, jeux vidéo, puis d’animés et mangas. À l’adolescence, il se passionne pour les graffitis et les peintures murales, avant de découvrir le dessin et la peinture numériques. Afin de financer ses études en illustration, il travaille comme concept artist et character designer dans le jeu vidéo. Très vite cependant, il ressent le besoin de développer une approche plus personnelle.
Cinéaste de l’émotion, Raman Djafari sculpte le temps musical et découpe l’espace en silhouettes souples. (Le Courrier)
Clip « Snow » pour le groupe FJAAK
C’est grâce à la commande d’un clip par ses amis du groupe techno FJAAK qu’il se lance dans l’animation du clip «Snow». Déjà avec ce premier projet sorti en 2017, sa narration fragmentée raconte un voyage spirituel, enivrant de couleur. Ses sujets de prédilection commencent à faire leur apparition: fluidité, fragilité, amour et transformation. Le décor deviennent surréaliste comme pour suggérer des paysages intérieurs.
Tout en poursuivant une carrière florissante d’illustrateur, il continue d’être sollicité pour nombreux clips, parmi lesquels on citera «Traveler» (2019) pour Lucky Chops qui remporte le Cristal d’Annecy 2020 dans la catégorie «film de commande». En 2021 il dirige le film musical du morceau hypnotique «Pamphlets» pour la révélation post-punk Squid, narrant le sentiment d’être inadapté et indigne d’être aimé. Dans ce projet il amène ses émotions les plus brutes cristallisées dans un personnage qui rappelle un peu les créatures surréalistes de l’artiste Matthew Barney dans le cycle « Cremaster ». Dans la même année il intègre les talents représentés par BlinkInk, prestigieuse société de production londonienne, et dévoile une animation réalisée pour Elton John et Dua Lipa. Il s’agit de «Cold Heart», fantaisie joyeuse et technicolor, où on retrouve ses personnages, à la fois flamboyants et vulnérables.
Clip « Pamphlets » pour le groupe Squid
Une belle rencontre en perspective avec cet artiste germano-iranien, qui considère l’animation comme un médium « utopique ». Une soirée propice à une mini transe collective, portée par un corpus audacieux, à la tendresse palpable.
Ce qui distingue Djafari, c’est cette capacité à traduire l’invisible. Ses films explorent les zones grises de l’âme : solitude, désir, étrangeté, mais aussi tendresse et résilience. Sa palette digitale n’a rien de froid : elle est charnelle, elle respire, elle tremble. Comme si chaque image était une peau à toucher, une émotion à traverser. (Go Out Magazine)