37 courts métrages répartis en 5 programmes étaient en lice pour le Grand Prix de la Ville de Genève, d’une valeur de CHF 5’000.- et décerné par le jury international.


Le jury a décerné le Grand Prix de la Ville de Genève 2026 à
Daughters of the Late Colonel
Elizabeth Hobbs
Commentaire du jury
Le jury a décidé de remettre le grand prix à un film inspirant, enthousiasmant et plein d’humour. Nous sommes admiratifs de la liberté virtuose avec laquelle la réalisatrice a su transmettre ce récit d’émancipation, une grande bouffée d’air frais qui balaie sur son passage les lourdeurs de la vie!

Vers la forêt
Antonin Niclass
Vers la forêt a convaincu pour son aspect pédagogique et malicieux. Le réalisateur y questionne intelligemment le processus de l’animation en mettant en scène sa matérialité et nous prouve que tout est possible lorsque l’on travaille ensemble.

Like a Fairy Tale
Kirill Khachaturov
Like a Fairy Tale est un voyage en 3D surprenant qui ne cherche pas à être réaliste dans son graphisme mais qui sert pourtant un propos juste et sobre. De ce contraste naît un film singulier qui nous a marqués.

A Trip to the Ear
귀(耳)로의 여행
Jee-youn Park
A Trip to the Ear est une pépite d’originalité intergalactique qui traite d’un sujet difficile tout en restant en apesanteur, un court-métrage surréaliste porté par un duo d’enquêteurs sautillant qui nous a donné envie d’en voir plus long!
15 courts métrages animés étaient en lice pour deux prix en Compétition suisse:
Le Prix du jury SSA / Suissimage, d’une valeur de CHF 5’000.- et décerné par décision du jury suisse.


Le Prix du public Payot Libraire, d’une valeur de CHF 1’000.- et décerné par vote du public.


Le jury a décerné le Prix SSA / Suissimage 2026 à
Sensual
Tanja Nuijten
Commentaire du jury
Dès la première image, le film nous invite à plonger dans un univers de sensations, à hauteur de peau, sans distance et sans mots. Le paysage se transforme en une courbe, puis une méduse apparaît, comme si le monde lui-même devenait peu à peu une extension du corps. Le film nous parle de désir, d’intimité et de plaisir. De cette passion animale qui mêle les corps. Nous voilà emporté.e.s par cette étreinte… La réalisatrice joue avec les métaphores; l’animal, tantôt griffu, baveux, glissant, se fait froid, poilu, humide, tout devient matière à sensation. Les images semblent presque nous caresser et nous entraînent dans un rythme qui tient davantage du ressenti que du récit. Les mouvements sont fluides et le souffle des gémissements nous emporte dans la danse.
Le film évoque l’intime sans jamais devenir brutal ou cru. Les plans très rapprochés, à fleur de peau, laissent place à l’imaginaire et nous font puiser dans notre mémoire intime. Le dessin et les couleurs participent pleinement à cette expérience. Ils dégagent une atmosphère de doux, de sensuel et parfois même de gourmand, une matière que l’on aurait envie de goûter. Une sorte de bonbon visuel, à la fois délicat et troublant. Un film qui réussit ainsi à parler finement du désir, en laissant les sensations et l’imaginaire du spectateur faire son chemin.

Bats & Bugs
Lena Von Döhren
Partant d’une situation banale du quotidien, le film transforme un lampadaire en véritable théâtre poétique, drôle et plein de surprises. Une galerie d’insectes attachants se trouve confrontée à une série de malentendus, jusqu’à l’arrivée inattendue d’une famille de chauves-souris. Le dessin, habile et très expressif, qualifie chaque personnage d’une véritable personnalité.
C’est surtout l’humour qui emporte l’adhésion, des plus petits aux plus grands. Les rires dans la salle témoignent du plaisir partagé devant cette histoire légère, inventive et rafraîchissante. Un film joyeux qui nous fait regarder le quotidien autrement — après l’avoir vu, on ne verra peut-être plus jamais les lampadaires de la même manière.


Singularity
Marjolaine Perreten
La grande force de Singularity réside dans la beauté impressionnante de son univers visuel. Les paysages, les animaux et le travail de la couleur sont d’une grande justesse, avec un traitement de la neige particulièrement réussi.
Dans cet univers presque réaliste apparaît une petite créature qui semble fraîchement sortie d’une bande dessinée. Par sa petite taille et sa fragilité, elle contraste avec l’environnement préhistorique hostile qui l’entoure et avec la puissance des smilodons parmi lesquels elle grandit. C’est justement ce décalage qui la rend si singulière.
Frêle mais toujours debout, curieuse et étonnamment joyeuse face aux épreuves, cette petite créature devient immédiatement attachante, mais aussi puissante de par sa ténacité et sa capacité à continuer le chemin. Un véritable petit ovni dont on aimerait suivre les aventures.

Le Prix du public Payot Libraire 2026 est décerné à
Singularity
Marjolaine Perreten
16 courts métrages documentaires animés étaient en lice pour le Prix Doc’Anim de Sept Info, soit une enveloppe d’une valeur de CHF 1’000.- décernée par le jury.


Le prix Doc’Anim 2026 est décerné à
L’Horizon du Bout du Nez
Étienne Bonnet
Commentaire du jury
Le jury a choisi de récompenser L’Horizon du Bout du Nez d’Étienne Bonnet pour sa manière de faire de la myopie extrême une expérience drôle et sensible. Avec un trait simple et un usage intelligent de l’animation, le film invente un langage visuel qui donne à voir la myopie de l’intérieur, flou compris. Ce récit à la première personne, alerte et plein d’autodérision, est maîtrisé de bout en bout, ce qui lui donne une redoutable efficacité.
12 courts métrages animés expérimentaux étaient en lice pour le Prix Labo du Centre d’Art Contemporain Genève, soit une enveloppe d’une valeur de CHF 1’000.- décernée par le jury.


Le prix Labo 2026 est décerné à
When The Mountains Shook
地動き山揺れる時
Daiyu Li
Commentaire du jury
Le jury a particulièrement apprécié l’aspect fait main de cette animation. Le dessin au crayon sur papier, le trait brut auquel s’ajoutent les touches de couleur, ainsi que la fluidité de l’animation, notamment lors de la transformation des lettres dans le générique, lui confèrent une dimension organique qui a fait forte impression. Le choix de n’utiliser qu’une seule technique a également été salué. Du point de vue de la narration, le jury a été séduit par l’apparence à la fois mignonne et inquiétante des personnages, le rythme des boucles et l’absurdité des situations.

Larzan Karné
Bastien Dupriez
Commentaire du jury
Le jury a été sensible à la technique du grattage sur pellicule, ainsi qu’à la richesse des couleurs et à la cohérence entre les différents styles d’images. Il a également salué la qualité de la synchronisation entre l’animation et la musique. Le dialogue entre ces deux éléments crée une chorégraphie qui nous entraîne dans une véritable danse.
6 courts métrages animés étaient en lice pour le Prix Caramel, soit une enveloppe d’une valeur de CHF 500.- décernée par vote de près de 900 enfants fréquentant les crèches de la Ville de Genève.


Le prix Caramel 2026 est décerné à
There Once Was a Tiger
Жил-был тигр
Il était une fois un tigre
Dmitry Mosyagin & Marina Verik
6 courts métrages animés étaient en lice pour le Prix Pistache, soit une enveloppe d’une valeur de CHF 500.- décernée par vote des enfants lors de la séance à Satigny.


Le prix Pistache 2026 est décerné à
Wolfie
Philippe Kastner
19 courts métrages animés étaient en lice pour les six Prix des écoles, décernés aux courts métrages qui ont recueilli le plus de suffrages lors des séances privées destinées à tous les degrés des écoles genevoises. Ces six programmes compétitifs sont chacun dotés d’une enveloppe de CHF 200.- et donnent la parole aux élèves et étudiant·xes de tous les degrés en les encourageant à débattre autour des films pour ensuite exprimer leur préférence lors du vote déterminant le ou la lauréat·e.



Le Prix des écoles dès 4 ans est décerné à
Vers la forêt
Antonin Niclass

Le Prix des écoles dès 6 ans est décerné à
Bats & Bugs
Lena Von Döhren

Le Prix des écoles dès 9 ans est décerné à
Tard
Agathe Politis

Le Prix des écoles dès 12 ans est décerné à
Cows
Nicolás Acevedo Ferraté, Valentin Brachet, Maxence Corriette, Tanguy Delepine, Eireen Failly, Jonathan Lally, Elio Molinaro, Yulia Nikitina, et Alexandre Verspuce

Le Prix des écoles dès 16 ans est décerné à
Autokar
Sylwia Szkiłądź

Le Prix Florimont est décerné à
Prout
Marc-Henri Wajnberg
Merci aux réalisateurices, merci à nos partenaires, merci à notre public!
A bientôt pour de nouvelles aventures…


